Jusque dans les années 70-80, dirons-nous (je ne connais la période précise), le seul soucis avant une relation sexuelle,c'était de ne pas tomber enceinte ou ne pas rendre enceinte sa copine ou partenaire. Le préservatif existait (d'après ma grand-mère, ce qu'on appelait à l'époque capote anglaise-pourquoi anglaise et pas allemande ou papoue?- depuis les premières décennies du XXeme siècle) mais il était juste en supplément de la pilule.
Faire un enfant alors qu'on en voulait pas.
Quel soucis dérisoire comparé à ce qui nous fait peur désormais.
Jusqu'au jour où cette saloperie de maladie sortie d'on ne sait où (plusieurs hypothèses sont émises à ce sujet) est venue nous frapper
Maintenant, la grande peur ce n'est pas un polichinelle dans le tiroir, mais à plus ou moins longue échéance, de mourir. Tomber enceinte, parait un bien moindre mal en comparaison, n'es-ce pas?
Désormais, depuis cette époque (que je n'ai pas connue), on ne peut plus entamer une relation sans y penser, que ce soit sérieux ou pour une nuit. C'est le réflexe salutaire. Plutôt triste... Plutôt enrageant.
Mais il y a beaucoup plus enrageant.
Comme ceux (ou celles) qui ne refusent en mettre sous prétexte que (a, ils/elles ont du mal avec ça, c'est tue l'amour, b) ils/elles l'ont jamais fait avec personne.
Entre excusez-moi le terme cru, entre mal baiser et courir le risque d' être condamné, y a pas photo, puis, si la personne n'est pas franche, si ça la gêne, elle va pas dire qu'elle n'est plus vierge. truc complètement con, car si votre père ou mère est atteint du virus, il/elle peut l'avoir transmis.
Con, hein?...